Biographie

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte Parole du 1er Gouvernement de la 7ème République du Niger.
Né le 1er janvier 1972 à Kotaki dans le Département de Boboye (Niger), Marou Amadou est marié et père de deux enfants.
Agé de 40 ans, juriste de formation, Marou Amadou est un militant actif de la société civile. Il a été élevé à la dignité de Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2010 et Grand Officier de l’Ordre National du Niger le 5 avril 2011.
Parcours universitaire

Titulaire d’une maîtrise en droit privé obtenu en 2001 à l’Université Abdou Moumouni de Niamey.

Marou Amadou étudie le droit et est diplômé en 2000 d’une Licence en Droit des affaires et carrières judiciaires à l’Université d’Abomey Calavi au Bénin

Parcours militant


Son parcours de militant commence dès 1992 en tant que Président de la sous-section de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) du Lycée Sarraounia Mangou. Il occupe les fonctions de Délégué Général de la Faculté des Sciences Economiques et Juridiques (FSEJ) puis celles de secrétaire à l’organisation du Comité directeur de l’USN en 1995 dont il devient le Secrétaire général de 1996 à 1999.

Son parcours de militant actif au sein de la société civile prend un tournant décisif en 2000. C’est à cette date qu’il fonde et assume les responsabilités de Président du Comité de réflexion et d’orientation indépendant pour la sauvegarde des acquis démocratiques (CROISADE) puis celles de Secrétaire général du Collectif des organisations de défense des droits de l’Homme et de la démocratie (CODDHD) dont il devient en 2008 le Vice-coordonnateur.

Il exerce également son militantisme au sein de nombreuses structures dirigeantes ou de coordination de lutte citoyenne :

•    Secrétaire aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales de la Coordination Démocratique de la Société civile nigérienne (CDSCN) en 2001 ;
•    Fondateur et secrétaire administratif de la Coalition Equité/qualité contre la vie chère en 2005 ;
•    Vice-coordonnateur du Comité d’Appui aux services d’Assiette et de Recouvrement des taxes et Impôts Fonciers (CASARIF) en 2006 ;
•    Président du point focal nigérien de la coalition « Publish what you pay » en 2006 ;
•    Secrétaire à la formation et à la communication du réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB) en 2006.

En 2008-2009, il devient, face à la volonté du Président Tandja de se maintenir au pouvoir, l’un des acteurs importants de la lutte contre la remise en cause de l’ordre constitutionnel (Tazarché). Il s’engage ainsi au sein du :

•    Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratique (FUSAD) dont il est le fondateur et Président,
•    Front pour la défense de la démocratie (FDD) dont il est le porte-parole,
•    Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR) dont il est membre du Directoire national.

Rapporteur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en 2009, il en démissionne la même année, refusant de participer à un référendum qu’il considère anticonstitutionnel.

Pour ses convictions, il est arrêté et maintenu en prison à plusieurs reprises en 2002, 2005 et 2009.


A la suite du coup d’Etat du 18 février 2010, il est nommé durant la Transition Président du Conseil Consultatif National (Parlement de Transition), fonction qu’il a assumée avec toute la neutralité requise.

Le Président de la République du Niger, élu en mars 2011, M. Mahamadou Issoufou, le nomme le 21 avril 2011 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte Parole du Gouvernement.